Journée d’études cliniques 2018 – « Fantômes – Fantasmes et Métaphore »

RENNES – Vendredi 13 avril 2018 de 8 heures 30 à 17 heures

« Fantômes – Fantasmes et métaphore » 

 

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Lieu : Auditorium de l’Espace Anne de Bretagne – 15 rue Martenot – 35000 Rennes

Argument :

Jean-Jacques Rousseau, dans ses rêveries du promeneur solitaire, cette conversation de soi à soi tout au long des 10 promenades, exilé sur l’île Saint-Pierre au cœur du lac de Bienne en Suisse, écrira : « dans la rêverie, on est point actif ; les images se tracent dans le cerveau, s’y combinent comme dans le sommeil, sans le concours de la volonté. Livrons-nous tout entier à la douceur de converser avec mon âme, puisqu’elle est la seule que les hommes ne puissent m’ôter».

Le « phantasieren », le « fantasmer » est une activité de représentation qui accomplit les désirs les plus secrets en jouant des imagos les plus primitives : nous dira Jean-Claude Roland. Mais, cette activité ne se déploie – et c’est pourquoi elle nous reste logiquement insaisissable – que dans cette pénombre particulière que savent créer, chacun à sa manière, le jeu, le rêve, la rêverie, l’expression symptomatique et peut-être encore, la réalisation esthétique.

Ces images psychiques sont également parties intégrantes de notre activité d’analyste : qu’il s’agisse des nombreux récits qui nous sont apportés des rêves de la nuit, de leurs entrelacements avec les matériaux des rêveries diurnes ainsi que des traces mnésiques de l’infantile de nos patients. Prises dans le cœur du  corps du creux du sensoriel, elles font chair et donnent forme à l’infigurable et l’énigmatique d’une absence dans un mouvement de symbolisation toujours à recommencer. Nos traces mnésiques, premières images d’un infantile toujours en quête d’expression, ainsi, inlassablement se déplacent, s’organisent, se désorganisent, se réorganisent en créations imaginaires, productions fascinantes de la vie de l’âme tout en cherchant à aménager ou réaménager la réalité d’un vécu toujours frustrant et de le maîtriser.

Cette journée propose donc d’explorer la question de l’image et comment cette image œuvre à travailler la matière même du pulsionnel.
Comment naissent les images visuelles, olfactives, kinesthésiques ; ces objets trans – sensoriels et que faisons-nous de tous ces restes fantômes qui nous habitent et poussent leurs ombres dans les moindres replis de nos perceptions et de nos investissements ?
Quelle relation de continuité et quelle mutation les articulent avec le champ de notre parole ?

Programme :

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