Autour du livre de Ghyslain Lévy : « LE DON DE L’OMBRE »

RENNES – Samedi 27 juin 2015 de 14 heures à 17 heures
Autour du livre de Ghyslain Lévy : LE DON DE L’OMBRE

Intervenants :

Damien Baert, Catherine Even-Le Berre, René Péran, Guy Thépaut

Lieu : Salle des thèses – Bâtiment I A – Université de Rennes I –  Campus de Beaulieu
263, avenue du Général Leclerc 35000 Rennes.

Plaquette Le Don de l’ombre.

 

Argument :

Faire toute la lumière, les tenants et les aboutissants, mesurer, quantifier, évaluer! Tels semblent être, aujourd’hui, les objectifs d’une société qui ne permet pas, écrit Ghyslain Lévy, de se « retirer dans l’insaisissable, dans l’énigmatique de la subjectivité….l’autre semble avoir perdu son ombre ». Comment se construire un « intime » alors que la langue est sommée de tout dire?
L’Autre c’est aussi bien l’alter ego que l’Autre-en-soi, jamais vraiment saisissable, générateur de figures du double et de parures qui habillent notre semblable. Notre intérieur prend le chemin de la langue pour s’extérioriser, d’une langue suffisamment souple pour se laisser travailler par l’intime. Freud a su mettre en évidence le travail de la langue par l’ombre comme en témoignent les lapsus et mots d’esprit, mais très finement Ghyslain Lévy attire notre attention sur ces transformations, ce creusement de la langue qu’opèrent ces ombres en nous et dans le « travail de culture » au sens freudien. En psychanalyse c’est le sujet qui est convié à dire tout ce qui lui vient à l’esprit, mais pas avec la langue (de bois qu’elle soit politique, manadgmentale, ou pseudo scientifique) qui ne laisserait aucune ombre. Comme le rappelait Piera Aulagnier, nous avons besoin d’un « espace secret pour penser ». La langue est symboligène lorsque l’on respecte ses ramifications avec le monde sensible et le corps. Ghyslain Lévy nous invite à penser un travail de langue, en psychanalyse et dans l’écriture, qui tisse et détisse, inclut et exclut, creusant ainsi un invisible un impalpable, non mesurable, qui est du domaine de l’ombre et dont nous sommes les « porte-paroles ».

Les « grands veilleurs » de la langue sont ceux qui écrivent et qui accompagnent, sa vie durant, le psychanalyste. Ghyslain Lévy nous révèle ceux qui parlent dans l’ombre de sa pensée: S Freud, F Kafka, J Dérida pour n’en citer que quelques-uns.

L’auteur nous fait part dans ce livre de sa perplexité, pour ne pas dire de son inquiétude aujourd’hui en ce qui concerne le futur, l’avenir. A tous parler le même langage, qui ne laisse pas place au jeu de l’ombre, ne sommes-nous pas en train de sacrifier l’avenir, acculant nos enfants à faire le « deuil du futur »? Ce pessimisme de l’auteur est en fait une mise en garde, il n’est là que pour alerter une société qui s’enorgueillit du progrès mais qui oublie le « travail de culture ».
René Péran.

Certains textes de conférences peuvent être consultés en cliquant sur le nom du conférencier affiché en caractères bleus.

 

Programme :

14 h 00    Ouverture de l’après-midi par René Péran

14 h 15    Conférence de Ghyslain Lévy

14 h 45    Discussion avec Catherine Even-Le Berre

15 h 30    Pause

15 h 45    Discussion avec Damien Baert et Guy Thépaut

16 h 30    Discussion générale

17 h 00    Clôture de la journée

 

Inscription :
10 euros : Inscription à la journée seule (5 euros pour les étudiants)
Bulletin à nous adresser accompagné d’un chèque à l’ordre de Etudes Cliniques Rennaises,
à l’adresse suivante :

Anne-Marie Péran
5, rue du Colonel Alexandre Le Balle,
35800 DINARD

Une attestation fiscale et de présence sera délivrée sur demande.

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